Dans notre société, l’apparence est devenue une marchandise.  Nous cherchons tous, à des degrés divers, à nous conformer aux normes sociales : mêmes vêtements, mêmes styles, mêmes corps façonnés selon les codes de beauté dominants. Cette pression nous entraîne à rechercher l’approbation des autres et à nous modeler selon la norme capitaliste.  L’idéal qui nous est vendu est celui d’un corps parfait, d’une image lisse, et non celui d’idées collectives ou de valeurs de solidarité. Le corps est devenu une vitrine, et non une expression libre.

Le système capitaliste a transformé chaque aspect de notre apparence en marché : les salles de sport pour créer des corps rentables à exposer, les régimes pour correspondre au poids « accepté » par les standards bourgeois, et la chirurgie esthétique pour corriger ce que le capital juge imparfait. Tout cela relève du business. Des lobbys entiers profitent de nos complexes imaginaires, transformant en plus-value le vol de la richesse créée par le travailleur/se.

Ce culte du corps « parfait » n’a rien de personnel : c’est une illusion fabriquée. Nous ne nous sculptons pas pour nous-mêmes, mais pour correspondre à l’image que le capital impose. Nous ne cherchons plus à nous émanciper, mais à ressembler.  Ainsi, notre apparence devient un outil de domination, un moyen pour le système de maintenir le contrôle à travers la mode, la beauté et le regard des autres.

Le capital exige une image visuelle impeccable pour maximiser les profits, ce qui engendre une discrimination fondée sur l’apparence.  Cette norme eugéniste vise à inculquer une obéissance au capital et à éliminer tout ce qui n’est pas rentable. 

En résumé, dans cette société , le corps n’est plus un espace d’expression, mais un produit calibré, rentable et vendu. Le capitalisme a réussi à faire de notre apparence un marché.

Pour l’expression libre du corps et l’abolition de la marchandise par la révolution sociale !

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