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		<title>TEXTES POLITIQUES DE MARGUERITE ASPÈS</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 11:30:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AIT]]></category>
		<category><![CDATA[Anti libéralisme économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La ponte à outrance La Voix libertaire, 8 Mars 1930, numéro 54 Dernièrement la «&#160;Fondation Cognac&#160;» a distribué ses petites récompenses aux meilleures pondeuses françaises. Pauvres femmes, faut-il que vous ayez peu de conscience ou plutôt qu’elle vous appartienne bien peu pour agir d’une manière si contraire à vos intérêts et à votre bonheur&#160;! Comme [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">La ponte à outrance</h2>



<h4 class="wp-block-heading">La Voix libertaire, 8 Mars 1930, numéro 54</h4>



<figure class="wp-block-image"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/cnt-ait.info/wp-content/uploads/2026/03/Marguerite-Aspes-La-ponte-a-outrance-La-Voix-libertaire-8-Mars-1930-numero-54.png?ssl=1" alt="" class="wp-image-14679"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dernièrement la «&nbsp;<em>Fondation Cognac</em>&nbsp;» a distribué ses petites récompenses aux meilleures pondeuses françaises. Pauvres femmes, faut-il que vous ayez peu de conscience ou plutôt qu’elle vous appartienne bien peu pour agir d’une manière si contraire à vos intérêts et à votre bonheur&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme ce sont rarement les riches qui en font tant à la fois, je puis donc dire que ces pauvres femmes, médusées par cet appas, mettent au monde des enfants qui ne leur appartiennent pas puisqu’elles-mêmes, dans la misère le plus souvent, sont surmenées de travail, et n’ont pas le temps de goûter aux joies matérielles que cela pourrait leur procurer. Plus tard, lorsque ces enfants auront atteint treize ans, alors, ou ils traineront dans le ruisseau et seront la proie des milieux les plus vils, ou ils deviendront des assassins [militaires], ou bien ils seront obligés de donneur la plus grande partie de leur temps à un travail qui en fera de vrais esclaves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">O mères, voyez donc qu’ils ne vous appartiennent pas plus dans leur jeune âge qu’à l’âge adulte, ces enfants que vous faites en série. Réfléchissez, quelle joie trouvez-vous de vos actes&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie joie c’est la liberté et le bien-être. Le moyen, c’est de dominer la nature là où nous le pouvons, afin de la faire servir le plus possible à notre bonheur personnel et à celui de notre grande famille qui est l’humanité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Marguerite SEPSA</em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Des réalisations concrètes que doit envisager l’anarchosyndicalisme</h2>



<figure class="wp-block-image"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/cnt-ait.info/wp-content/uploads/2026/03/Marguerite-Aspes-Des-realisations-concretes-La-Voix-libertaire-15-Mars-1930-numero-15.png?ssl=1" alt="" class="wp-image-14680"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La Voix libertaire, 15 Mars 1930, numéro 15</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne sais si beaucoup de travailleurs ont remarqué, comme moi, la faiblesse des réalisations obtenues par les syndicats. Je suis arrivée à me demander si, au lieu de l’action menée jusqu’à maintenant par les syndicats révolutionnaires, il n’y aurait pas un chemin tout différent à prendre afin de réaliser quelque chose de plus concret et qui réponde mieux à nos conceptions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à présent, les ouvriers n’ont pas obtenu grand-chose avec leur manière d’agir qu’ils tiennent pourtant comme le meilleur de leur pouvoir, comme le plus grand de leurs moyens de lutte contre l’exploiteur : la grève.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’ils ont réalisé quelque chose un jour, cela leur est repris le lendemain, nous l’avons vu pour la fameuse journée de 7 heures chez les mineurs d’Angleterre – qui compte cependant un si grand nombre de chômeurs – qu’ils ne purent même pas conserver malgré leur longue persistance dans la grève ; nous l’avons vu pour les travailleurs de l’industrie cotonnière où, cette fois, il était question de la diminution des salaires. En France, nous pouvons compter les rares grèves qui obtiennent des résultats satisfaisants&nbsp;! Les capitalistes qui sont à la tête de ces industries paraissent très fermement décidés à se montrer inflexibles. Ils en ont le pouvoir puisqu’ils trouvent des esclaves pour les servir et les défendre contre les travailleurs plus évolués.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que peuvent faire les travailleurs actuellement dans les pays capitalistes comme l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Amérique, etc.… où la police est de plus en plus renforcée, de mieux en mieux armée – n’a-t-elle pas à présent l’aviation à sa disposition ? – où, le port d’armes étant prohibé, l’ouvrier se trouve en état d’infériorité évidente contre une bande d’apaches officiels, armée et organisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à la principale tactique des CGT qui n’est actuellement mise en pratique que par les syndicats révolutionnaires, et qui consiste chez tous, jusqu’à présent, d’employer la grève et seulement la grève – ce qui a mené à fort peu de choses : le meilleur des régimes capitalistes,<strong>&nbsp;avec sa discipline</strong>, n’étant pas ce que nous voulons, mais ce que nous repousserons toujours avec autant d’opiniâtreté – pourquoi luttons-nous à la manière des communistes qui, étant soi-disant contre la guerre, contre l’armée nationaliste, revendiquent d’un autre côté, l’amélioration du sort du soldat et du réserviste, l’adoucissement de la discipline, etc… ? Voulons-nous, oui ou non de la discipline ? Non, la discipline la plus douce, le collier le plus délicat, nous ne le voulons pas. De même nous repoussons de toutes nos forces le régime d’oppression et de tyrannie qui est la conséquence du capitalisme et ne voulons pas travailler à son adoucissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi chercher des améliorations de salaires par les grèves puisque nous ne voulons pas de salaire ? Pourquoi revendiquer la journée de 8 heures ou même de 6 heures, puisque nous ne voulons pas, au fond de nous-mêmes, d’une journée salariée par le capitaliste. Ah&nbsp;! oui, beaucoup croient, par ces revendications, amener leurs frères de travail à des idées un peu plus avancées, les « entrainer » à la révolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne crois pas que les hommes soient, en général, capables de lutter encore avec foi et enthousiasme lorsqu’ils ont atteint à un minimum de confort ; il n’y a que des exceptions, et la gloire en est aux anarchistes, aux vrais êtres assez généreux pour ne pas s’en tenir à leur propre vie et ne pas se contenter de la satisfaction de jouissances immédiates qui est dans chaque être humain, et qui veulent négliger leur quiétude personnelle afin de continuer leur combat pour l’émancipation des travailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous ne voulons pas de rêves, de belles phrases, de luttes même, qui ne conduisent pas à notre but. Notre but, ce devrait être de vouloir réaliser quelque chose de concret, tout de suite. Nous savons tous que, pour réaliser, il est une force, la plus puissante actuellement :&nbsp;<strong>l’argent</strong>. Voilà un mot qui fait peur à beaucoup ! Cela se comprend car à quelles saletés, à quelles compromissions conduit l’argent lorsqu’il est touché par des gens sans scrupules et sans le véritable esprit anarchiste ! Nous ne voulons pas de l’argent dans notre société future, c’est pourquoi beaucoup croient bon d’en faire fi actuellement. Mais, chers camarades qui pensez ainsi, avec quoi voulez-vous donc lutter aujourd’hui contre le gouvernement si bien armé, défendant un capitalisme dont les puissantes ramifications se prolongent dans le monde entier ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les armes, vous n’y avez pas droit, l’argent, vous le méprisez, les grèves, ce n’est, comme je l’ai dit précédemment, qu’une illusion, on les laisse faire tant qu’elles ne font pas peur, mais le jour où elles s’étendent un peu trop, on a recours à cette création d’après-guerre, les gardes-mobiles, pour les mâter, et si l’ouvrier y gagne quelque peu et quelquefois l’augmentation du coût de la vie, suit l’augmentation des salaires. Bientôt même, nous verrons ce droit supprimé, les faits qui se sont passés récemment en France (1<sup>er</sup>&nbsp;août) nous poussent à penser cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les grèves ne nous conduiront pas au but que nous cherchons, cependant, je ne voudrais pas que l’on interprète mal ma pensée, car je ne suis pas contre l’esprit de grève, mais je prétends que ce ne doit pas être notre unique et première préoccupation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ah ! la grève générale lors de la guerre ! Ce serait beau ! Mais c’est une illusion. Nous connaissons les bourrages de crânes faits par tous les journaux sans exception au moment d’une guerre. Alors, on évoque les motifs de « défense nationale », ou bien, lorsque c’est pour s’accaparer un morceau de terrain en Afrique ou en Asie c’est pour « civiliser des peuples barbares&nbsp;», «&nbsp;leur faire connaître le progrès et leur faire profiter de nos inventions&nbsp;». II y a toujours un motif et un motif qui semble beau à ceux qui ne voient pas profondément, car les journaux bien rétribués (l’argent ! …) par ceux-là mêmes qui ont un intérêt personnel à vouloir la guerre, savent chanter sur le ton le plus dithyrambique afin d’attirer les foules par leurs plus beaux sentiments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, on marche, et ceux qui ne veulent pas, ou bien sont entraînés malgré eux par les autres, ou bien y sont contraints par 1a violence. C’est un bel espoir qu’ont toujours eu les révolutionnaires que cette grève générale. Ce serait aussi le mien si cela ne me paraissait pas irréalisable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">N’est-il pas une réalisation de première importance contre la guerre ? boycotter tout travail qui sert à la guerre. De celui-là, on ne s’en sert pas actuellement, comment emploierait-on l’autre dans un moment où l’on courrait alors un danger de mort ! Dans tout métier nous travaillons pour la guerre : plus ou moins directement, nous travaillons aux poudres et aux munitions que l’on emploiera dans la prochaine guerre ou contre nous le cas échéant si nous mêlons un jour des gestes de courage à notre affranchissement : nous nourrissons, habillons, le bourreau qui bientôt abattra l’un des nôtres parce qu’il se refusera de tirer, nous entretenons grassement le policier en attendant qu’il se jette sur nous le jour où nous crierons trop fort notre soif de pain, de bien-être et de liberté pour tous. Travailler, même 6 heures pour tout cela, non, ce n’est pas ce que nous devons vouloir, cela me paraît une fausse route. On dit : « Ce sont des revendications immédiates, mais qui n’enlèvent rien à notre idéal&nbsp;» Pour moi, il me semble qu’on oublie trop souvent l’idéal, et puis, prenons des exemples, ne voyons-nous pas dans les établissements où les salaires sont un peu plus élevés, les travailleurs se trouver ainsi contents de leur sort et délaisser la lutte. C’est presque fatal. L’ouvrier ou l’employé prend alors la tournure d’un valet. Le syndicat révolutionnaire disparu bientôt, le maître dirige les consciences par un syndicat couleur patronale. Ainsi chez Ford en Amérique et chez tous ceux qui essayent de s’inspirer de lui. Nous pouvons remarquer cela également en France dans les compagnies ou banques d’origine américaine, par exemple, où les employés tant mieux rétribués, font leurs petits-bourgeois et, en toute occasion, soutiennent le patronat et se prosternent devant lui. Ils n’ont qu’une ambition, celle de singer leurs maîtres, les riches&nbsp;; ils n’ont, comme but dans la vie, que la réalisation de leur confort autant qu’il leur est possible de le faire et perdent le goût de ce qu’il y a de plus beau au monde : la liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À mon sens, la vraie réalisation, nous pouvons l’obtenir tout de suite en groupant nos efforts et en essayant de former des coopératives dans les villes et des colonies dans les campagnes. Arriver à ne plus travailler pour d’autres que pour nous-mêmes, ne plus produire pour les guerres, ne plus avoir d’aliments falsifiés mais seulement des produits que nous aurons fabriqués nous-mêmes et cela le plus vite possible, voilà, présentement le seul idéal économique, pour des syndicalistes anarchistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors nous formerons d’abord un noyau, petite ile dans cette mer sociale, et qui ira se développant toujours et attirera vers elle de plus en plus les travailleurs qui seront touchés par la meilleure des propagandes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Marguerite SEPSA</em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">« La révolution sera anarchique ou ne sera pas »</h3>



<h4 class="wp-block-heading">Le Libertaire, 26 juillet 1930</h4>



<p class="wp-block-paragraph">« La révolution sera anarchique ou ne sera pas » :&nbsp; je reprends une phrase relevée par Malatesta dans son article sur « Les anarchistes aujourd’hui », paru dans le&nbsp;<em>Libertaire</em>&nbsp;du 5 juillet. Je crois que ce n’est pas une phrase qui ne signifie rien ou qui exprime une sottise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, il ne peut en être autrement. Si la révolution est internationale, c’est alors que les États seront détruits ainsi que les armées ; les frontières n’existeront plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">N’aurons-nous déjà pas atteint un stade anarchique lorsque nous aurons détruit : patries, capitalisme, armées et frontières ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette révolution-là, et selon ce que je crois, il ne s’agit que de celle-là lorsque les camarades prononcent cette phrase, cette révolution n’a encore jamais existé. Il y eut des révolutions ; il n’y a pas encore eu « la révolution sociale ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne faut pas compter faire l’éducation des masses avant la révolution, évidemment, comme le dit Malatesta ; combien de siècles cela demandera-t-il, et même y parviendrons-nous ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais alors, si après une révolution partielle se forme un nouveau gouvernement, alors il nous faudra combattre encore le gouvernement institué par le peuple révolutionnaire et nous serons toujours en perpétuel combat et dans ce cas, nous ferons acte d’autorité si nous employons la violence pour imposer nos conceptions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, ayant un tempérament anarchiste, nous ne pourrions pas obéir à ce gouvernement, nous lui refuserions notre concours soit pour l’impôt, soit pour le service militaire. Les exemples et les simples conseils suffiraient-ils alors à convaincre la masse que nous avons raison et qu’en effet, l’on peut fort bien se passer d’autorité, que cela n’en vaut que mieux ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et alors, avons-nous besoin d’attendre ce moment pour préparer l’anarchie ? Non, nous pouvons déjà dès maintenant, travailler à la grande révolution sociale par plus d’internationalisme. L’espéranto est une aide précieuse, servons-nous-en. Correspondons davantage avec les camarades des autres pays, mettons-nous le plus possible en rapport avec eux. Il faut que la distance, les frontières ou le langage ne soient plus aucune entrave à la création de liens étroits entre les éléments des divers pays ; il faut dès maintenant travailler à la grande révolution sociale par plus d’internationalisme en aidant par tous les moyens aux soulèvements qui ont lieu dans tous les pays, même si ces soulèvements sont d’origine autre qu’anarchiste, mais VRAIMENT révolutionnaires (1) et en nous efforçant de leur donner une orientation libertaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Marguerite SEPSA.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">(1) Je ne parle pas, naturellement, des soulèvements qui ont lieu en Allemagne et que l’on traite de « révolutionnaires » émeutes causées par les racistes en Allemagne, en Autriche ou ailleurs.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">Religions, sciences, liberté</h3>



<h4 class="wp-block-heading">Le Libertaire, 2 août 1930</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à maintenant, les religions ont joué un rôle particulièrement grand dans les sociétés ; il y eut, selon moi, des influences particulières à telles ou telles religions, on peut dire qu’il y en eut vraiment peu de bonnes ; à mon avis, les religions ont toutes une influence néfaste sur les cerveaux et cette question ne me laisse pas seulement indifférente, mais au contraire me passionne énormément et m’incite à lutter toujours davantage contre un des plus intraitables fléaux que subit encore malheureusement de nos jours l’humanité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La société meilleure que nous rêvons ne sera jamais réalisée tant que l’esprit d’autorité et de mysticisme des religions n’aura pas disparu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’énumérerai pas les crimes que les religions ont commis, aidé à commettre ou ceux qu’elles n’ont pas empêchés, malgré le pouvoir qu’elles en avaient, si elles avaient voulu en toute logique se conformer à leurs principes fondamentaux. Car toutes possèdent quelques principes de moralité qu’elles ne respectent pas, malheureusement, les interprétants toujours dans un sens contraire à la vraie humanité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne voudrais envisager les religions qu’au point de vue du mysticisme qui est à leur base.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout mysticisme mérite notre mépris, quel qu’il soit : adoration d’un Jésus, d’un Lénine ou d’un Jaurès, ou bien adoration de l’inconnu, tous sentiments de l’homme poussés à l’exagération, lui enlevant tout contrôle de lui-même, lui faisant perdre toute vraie notion de la réalité. Le mysticisme abrutit l’homme, l’habitude à ne pas penser par lui-même, mais toujours suivant des données établies ; il empêche de se développer en lui l’esprit critique qui fait les vrais « hommes ». Le mysticisme prosterne l’homme devant une morale toute faite, le force à accepter ce qu’il n’a pas contrôlé, lui défend de juger d’une chose suivant son tempérament et en toute conscience, empêche son esprit critique de se développer. C’est pourtant l’esprit critique qui fait les vrais « hommes ». Nous voyons les Européens s’agenouiller devant des ostensoirs et des statues, effigies de leur dieu; nous voyons les peuples primitifs se prosterner devant des images de bois ou de pierre ; nous en voyons d’autres se prosterner humblement devant le soleil, ce qui est une chose que je comprends encore mieux, car, à choisir entre tous ces divers objets, et même le dieu éthéré des théosophes, c’est encore le soleil qui bénéficierait de ma plus grande sympathie : lorsque je pense à tous ses bienfaits, à la douce chaleur qui nous pénètre, lorsqu’il nous illumine de ses rayons, aux champs de blé doré qui réjouissent nos yeux, alors, j’avoue que ceux qui l’adorent sont les plus logiques, surtout s’ils savent goûter tous ses bienfaits et lui rendent hommage pour cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, aimer le soleil qui nous éclaire, aimer la belle nature qui nous entoure, s’enthousiasmer devant certaines magnifiques nuits étoilées, ce n’est cependant pas être mystique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La folie du mysticisme, la folie des religions, c’est d’empêcher l’être humain de s’appartenir et de voir les choses avec sang-froid, c’est la maladie de vouloir tout convertir autour de soi avec tant d’acharnement et d’autorité que l’on va jusqu’à employer les méthodes les plus cruelles pour arriver à ses fins. Et si cela n’a pas lieu maintenant dans nos pays, c’est parce que la force manque à ces institutions, c’est parce qu’elles sont déjà sapées par l’esprit de libération qui s’empare des humains avec l’évolution. C’est aux ensoutanés, maintenant à se plaindre des soi-disant brimades qu’on leur fait subir aux pays des Soviets, ils devraient se taire s’ils avaient la conscience de se rappeler les tortures qu’ils ont infligées aux incroyants du temps de l’Inquisition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’on les laisse prendre un peu plus pied dans la vie sociale, qu’on les laisse reprendre petit à petit l’emprise qu’elles y ont perdue, alors nos yeux pourront pleurer devant les souffrances qu’elles répandront pour faire plier les êtres humains sous leur joug. Ne nous laissons pas rendre indifférents par l’état de relative faiblesse où les religions se trouvent aujourd’hui, le monstre est prêt à renaître à chaque moment ; il ne veut pas mourir !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les religions ont empêché les sciences de se développer ; elles ont été une grande barrière au progrès ; c’est peut-être grâce à des hommes comme Rabelais ou Voltaire que nous pouvons aujourd’hui penser librement ; grâce à des hommes comme eux et aidée de sa propre force, la science a triomphé ; devant la Vérité les religions n’ont pu que s’incliner ; elles ont été entraînées malgré elles sur la route du progrès qui monte toujours. C’est là que l’on peut voir combien la religion est contraire aux lois naturelles de la vie, puisque celle-ci suit toujours sa course vers le progrès, nous entraînant toujours vers un stade de plus en plus évolué, tandis que celle-là, se reportant toujours aux Écritures, est stable par nature et a horreur du progrès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi la religion empêche aux fidèles d’approfondir les mystères. Le mystère est pour elle son plus grand atout, il attire les foules, laissées exprès dans l’ignorance. La foule est une grande enfant ; elle aime le mystère et le ritualisme et c’est cela que nous devons combattre en elle en l’éduquant. Nous disons que le mystère et le rite sont des choses que l’on doit fuir comme la peste. L’homme doit chercher à approfondir tout le connaissable et abandonner l’inconnaissable. L’inconnaissable est du domaine des poètes et des artistes ; on ne peut utilement s’en servir que dans l’art. Servons-nous de lui, mais ne le servons pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut le dire, si l’esprit d’autorité, de ritualisme et de mysticisme disparaissait de la société, alors le monde serait peut-être prêt à réaliser ce que nous rêvons, car je crois qu’ici, quelques idées que nous ayons, nous aspirons tous à la réalisation d’une société où règne enfin la justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’éducation religieuse rend l’enfant hypocrite en lui cachant des vérités élémentaires qu’elle considère comme immorales. Elle met de l’immoralité dans tout, elle apprend à considérer l’acte charnel comme une chose odieuse. Déjà, dès le début, en nous enseignant que Marie fut mère tout en restant vierge, ce qui fausse déjà stupidement l’esprit logique des enfants, on leur apprend à connaître le mensonge. Elle met du mal dans les actes les plus naturels et peut-être les meilleurs. Par cela, elle déprave l’être humain au lieu de le laisser s’épanouir harmonieusement dans un bonheur sain et normal. Elle transforme la plupart de ses prêtres en sadiques et fait des autres des malheureux en brimant le plus violent de leurs instincts, l’instinct sexuel. Elle fait des femmes de vieilles bigotes médisantes et acariâtres, tout cela par sa moralité sexuelle. Enfin, ne laisse comme refuge aux humains torturés par leur sexe que l’hypocrisie de la masturbation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les religions ont en horreur la liberté ; ce que l’être humain, même le plus ignorant et le moins évolué apprécie le plus au monde c’est la liberté. C’est pourquoi je pense que les hommes ne pourront vraiment être heureux que lorsqu’ils auront pu enfin se dégager du joug de cette vieille sorcière vénale qu’est la religion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À bas la religion ! À bas l’esprit religieux !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Marguerite SEPSA.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Textes tirés de la Brochure «&nbsp;Marguerite ASPÈS : Anarchosyndicaliste, espérantiste,anti-colonialiste, féministesans concession des années 1930&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Source :<a href="https://cnt-ait.info/2026/03/07/textes-politiques-aspes/" data-type="link" data-id="https://cnt-ait.info/2026/03/07/textes-politiques-aspes/" target="_blank" rel="noopener"> CNT -AIT </a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Mujeres Libres</title>
		<link>https://mujereslibres.revlibertaire.com/2025/11/22/mujeres-libres-4/</link>
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		<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 11:17:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Las Mujeres Libres eran un grupo de mujeres anarquistas que se organizaban y luchaban tanto por la liberación de las mujeres como por una revolución anarquista durante la Guerra Civil española. El trabajo que realizaron es verdaderamente inspirador. Su ejemplo muestra cómo la lucha contra la opresión de las mujeres y la lucha contra el [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Las Mujeres Libres eran un grupo de mujeres anarquistas que se organizaban y luchaban tanto por la liberación de las mujeres como por una revolución anarquista durante la Guerra Civil española. El trabajo que realizaron es verdaderamente inspirador. Su ejemplo muestra cómo la lucha contra la opresión de las mujeres y la lucha contra el capitalismo pueden unirse en una misma lucha de clases por la libertad.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Como anarquistas, rechazaban cualquier relegación de las mujeres a una posición secundaria dentro del movimiento libertario. En los años 1930, el feminismo tenía un significado más estrecho que hoy, y ellas lo rechazaban como una teoría que luchaba por “la igualdad de las mujeres dentro de un sistema de privilegios ya existente”. Afirmaban:</p>



<p class="wp-block-paragraph">«No somos, ni entonces éramos, feministas. No luchábamos contra los hombres. No queríamos sustituir una jerarquía masculina por una jerarquía feminista. Es necesario trabajar y luchar juntas y juntos, porque si no lo hacemos, nunca tendremos una revolución social. Pero necesitábamos nuestra propia organización para luchar por nosotras mismas».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Declaraban también:</p>



<p class="wp-block-paragraph">«Conocemos los precedentes establecidos por las organizaciones feministas y por los partidos políticos… No podíamos seguir ninguno de esos caminos. No podíamos separar el problema de las mujeres del problema social. Tampoco podíamos negar la importancia del primero convirtiendo a las mujeres en un simple instrumento de cualquier organización, incluso… de nuestra propia organización libertaria.<br>La intención que sustentaba nuestras actividades era mucho más amplia: servir a una doctrina, no a un partido; empoderar a las mujeres para convertirlas en individuos capaces de contribuir a la estructuración de la sociedad futura, individuos que han aprendido a autodeterminarse y no a seguir ciegamente las directrices de cualquier organización».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Las Mujeres Libres tenían una estrategia de dos ejes: la <strong>capacitación</strong> (preparación) y la <strong>captación</strong> (incorporación o participación). Su trabajo inicial combinaba toma de conciencia y acción directa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Para obtener apoyo mutuo, crearon redes de mujeres anarquistas. Participando juntas en reuniones, verificaban los comportamientos sexistas que se les comunicaban y reflexionaban sobre cómo responder a ellos. Crearon guarderías móviles para permitir que más mujeres participaran en las actividades sindicales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Publicaron una revista, distribuida y difundida por los redes anarquistas existentes. Las mujeres relataban allí el trabajo que realizaban realmente. La toma de conciencia era esencial: cada número incluía un artículo sobre la condición de las mujeres, y publicaban también una columna en otros periódicos anarquistas. Su revista ofrecía artículos culturales, sobre educación, cine, deporte. Y, finalmente, artículos que podrían encontrarse en cualquier revista femenina: la utilidad del gas, el cuidado de los niños, la moda. Más adelante, libros y folletos completaron esta publicación.</p>



<p class="wp-block-paragraph">El trabajo de propaganda también se realizaba mediante emisiones de radio, bibliotecas itinerantes y giras de propaganda. Una de sus integrantes, Pepita, describió así su experiencia:</p>



<p class="wp-block-paragraph">«Reuníamos a las mujeres y les explicábamos… que existe un papel claramente definido para las mujeres, que no deben perder su independencia, pero que una mujer puede ser madre y compañera al mismo tiempo…<br>Las jóvenes venían a verme y me decían: “Esto es muy interesante. Lo que dices nunca lo habíamos escuchado. Es algo que sentíamos, pero que no sabíamos expresar…”<br>¿Las ideas que más las impactaban? Hablar del poder que los hombres ejercían sobre las mujeres… Se producía una especie de alboroto cuando les decíamos: “No podemos permitir que los hombres se crean superiores a las mujeres, que crean tener el derecho de dominarlas”. Creo que las mujeres españolas esperaban ansiosamente ese llamado».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Muchos trabajadores y campesinos en España eran analfabetos. En respuesta, las Mujeres Libres organizaron programas de alfabetización, cursos técnicos y clases de estudios sociales. Entre 600 y 800 personas asistían diariamente a estos cursos en Barcelona en diciembre de 1938. En cooperación con los sindicatos anarquistas, establecieron programas de aprendizaje.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paralelamente al trabajo de propaganda, realizaban las tareas cotidianas necesarias para defender la revolución contra el ataque fascista. Proveían alimentos a las milicias y creaban comedores comunitarios. Organizaban apoyo para las mujeres presentes en las milicias, creando talleres de autodefensa. Fundaron una escuela de enfermería y una clínica médica de emergencia para atender a los heridos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Teresina, a pesar de su falta de experiencia médica, fue nombrada administradora. Hablaba con orgullo de su papel:</p>



<p class="wp-block-paragraph">«Recuerdo cuántas veces venían padres a pedirme algo en la clínica y yo les decía: “Por favor, aquí todos somos iguales”.<br>Y ellos me respondían: “Aquí sí que habéis hecho la revolución”.<br>Sentía una enorme satisfacción. Porque gestioné todo sin ninguna formación… Lo que creía, lo puse en práctica… y eso es lo que puedo decir de lo que hice por la revolución. Lo demás, hice lo que todas hacían. Pero esto, esto sí lo hice yo».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sin embargo, la revolución no consistía únicamente en derrotar al fascismo, sino en construir una nueva sociedad que respondiera a las necesidades de todas y todos. Viajando por Cataluña y Aragón, las Mujeres Libres ayudaron a establecer colectividades rurales. Muchas mujeres acompañaban a representantes de la CNT y de la FAI usando altavoces improvisados para llamar a los campesinos: «¡Venid a nuestro lado!».</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Barcelona participaron en una maternidad que ofrecía cuidados prenatales y posnatales, así como cursos sobre salud materno-infantil, control de natalidad y sexualidad. Un Instituto de Maternidad e Infancia, nombrado en homenaje a la militante anarquista francesa Louise Michel, fue creado en febrero de 1938.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Las Mujeres Libres ofrecen un ejemplo vivo de muchos aspectos esenciales de la teoría anarquista. En primer lugar, comprendían que el colectivo sólo es fuerte gracias a los individuos que lo componen. Para construir un movimiento anarquista fuerte, animaban y apoyaban a las mujeres a realizar todo su potencial. Muchas tenían sólo 13 o 14 años cuando empezó la revolución. Y, sin embargo, como Teresina, descubrieron que eran capaces de asumir tareas exigentes para construir un mundo nuevo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En segundo lugar, las Mujeres Libres entendían la importancia de la acción directa y de la autoactividad, tanto para formar revolucionarias como para hacer la revolución misma. Nunca separaban artificialmente propaganda y organización, ideas y acción. Sus ideas nacían de sus experiencias concretas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Por último, las Mujeres Libres mostraban que las ideas nunca están fijadas, esperando el “momento adecuado”. Sus propias ideas crecían, evolucionaban, cambiaban y se volvían influyentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La revolución es un asunto caótico. Para transformar profundamente la sociedad, es necesario cuestionar ideas consideradas durante mucho tiempo como “normales” o “naturales”. Nuevos revolucionarios y una nueva sociedad emergen de los debates celebrados en mil lugares —el hogar, el mercado, el bar— y por mil personas diferentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Las Mujeres Libres veían la revolución como mucho más que un acontecimiento único surgido de la noche a la mañana. Es un proceso continuo, que cambia sin cesar a medida que se resuelven desacuerdos y aparecen nuevos retos. Mostraban que la revolución, lejos de ser un ejercicio académico, es como la vida: nunca simple, nunca lineal, siempre dinámica.</p>
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		<title>Poème dans l’eau</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 11:10:51 +0000</pubDate>
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<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Tes mains partaient à la chasse<br>aux étoiles brisées,<br>mais celles-ci se riaient de toi<br>glissant entre tes doigts écartés.<br>Les mots, comme des oiseaux,<br>se noyaient dans l’eau.<br>La brise soufflait<br>–&nbsp;des adieux d’éventail sur nos fronts&nbsp;–<br>Tu avais un air évanoui<br>qui t’allait bien.<br>Des musiques pendaient à tes lèvres.<br>Et pourquoi ne serait-ce pas<br>cette nuit<br>notre voyage sur la lune&nbsp;?<br>Oh&nbsp;! Nous n’aurions plus qu’à nous abandonner&nbsp;!</p>
</blockquote>
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		<title>Poema en el agua</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 11:08:43 +0000</pubDate>
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<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Tus manos iban a una caza<br>de estrellas partidas<br>pero ellas te burlaban<br>escurriéndose entre tus dedos abiertos.<br>Las palabras, como pájaros,<br>se ahogaban en el agua.<br>Pasaba la brisa<br>—adioses de abanico en nuestras frentes—<br>Tenías un aire desmayado<br>que te iba bien.<br>Músicas colgaban de tus labios.<br>¿Y por qué no había de ser<br>esta noche<br>nuestro viaje a la luna?<br>¡Oh! ¡no tendríamos más que dejarnos caer</p>
</blockquote>
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		<title>Poema Mujeres Libres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mujereslibres]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 23:16:24 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Contre le système patriarcal ..capitaliste ...étatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Puño en alto mujeres de Iberiahacia horizontes preñados de luzpor rutas ardientes,los pies en la tierrala frente en lo azul. Afirmando promesas de vidadesafiamos la tradiciónmodelemos la arcilla calientede un mundo que nace del dolor. ¡Qué el pasado se hunda en la nada!¡qué nos importa el ayer!Queremos escribir de nuevola palabra MUJER. Puño en alto [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Puño en alto mujeres de Iberia<br>hacia horizontes preñados de luz<br>por rutas ardientes,<br>los pies en la tierra<br>la frente en lo azul.<br><br>Afirmando promesas de vida<br>desafiamos la tradición<br>modelemos la arcilla caliente<br>de un mundo que nace del dolor.<br><br>¡Qué el pasado se hunda en la nada!<br>¡qué nos importa el ayer!<br>Queremos escribir de nuevo<br>la palabra MUJER.<br><br>Puño en alto mujeres del mundo<br>hacia horizontes preñados de luz,<br>por rutas ardientes,<br>adelante, adelante,<br>de cara a la luz.</p>
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		<title>La mujer en la guerra y en la revolución: Mujeres Libres 1936</title>
		<link>https://mujereslibres.revlibertaire.com/2025/08/29/la-mujer-en-la-guerra/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[mujereslibres]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Aug 2025 15:38:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AIT]]></category>
		<category><![CDATA[Contre le système patriarcal ..capitaliste ...étatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lucía Sánchez Saornil Antecedentes.Desde nuestra más tierna infancia, sufríamos al ver los rostros, prematuramente envejecidos, de las mujeres de nuestro pueblo. La rebelión naciente, pero profundamente justificada, nos empujaba a buscar la causa de esas profundas arrugas que marcaban las frentes y, con frecuencia, también las mejillas. Ya separábamos a las mujeres en clases sociales; [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://mujereslibres.revlibertaire.com/2025/08/29/la-mujer-en-la-guerra/">La mujer en la guerra y en la revolución: Mujeres Libres 1936</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://mujereslibres.revlibertaire.com">Mujereslibres</a>.</p>
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<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Lucía Sánchez Saornil</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Antecedentes.</strong><br>Desde nuestra más tierna infancia, sufríamos al ver los rostros, prematuramente envejecidos, de las mujeres de nuestro pueblo. La rebelión naciente, pero profundamente justificada, nos empujaba a buscar la causa de esas profundas arrugas que marcaban las frentes y, con frecuencia, también las mejillas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ya separábamos a las mujeres en clases sociales; no obstante, descubríamos, salvo en raras excepciones, una condición común a todas: la ignorancia y la esclavitud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ignorancia se cubría en las clases privilegiadas con un barniz de conocimientos superfluos. Se disfrazaba la esclavitud con una sonrisa de condescendencia o una reverencia galante. A veces, esa esclavitud nos parecía más triste, pues no atacaba directamente la carne, sino que asfixiaba el espíritu con falsas alabanzas. Así fue como nos pusimos a soñar con la emancipación femenina.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conocimos diversas organizaciones nacidas alrededor de este sueño. Unas pretendían establecer una competencia absurda respecto a la atribución de capacidades intelectuales o físicas entre ambos sexos. Otras, aferradas al sentido tradicional de la feminidad, sostenían que la emancipación femenina residía en reforzar ese sentido tradicional, centrando toda la vida y todos los derechos de la mujer en la maternidad, elevando esta función “animal” a niveles de sublimación incomprensibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ninguna nos satisfizo. La más avanzada apuntaba al derecho político, siguiendo deliberadamente el camino equivocado que bien merece llamarse masculino. Siguiendo esos senderos trillados, pretendían encerrar a la mujer en las mismas casillas que habían aprisionado a los hombres durante siglos. Al predicar su emancipación, no encontraban otro camino que el de la esclavitud con concepciones idénticas a las que habían labrado, durante siglos, el surco de la esclavitud masculina y, por ende, de la esclavitud de la humanidad entera.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Decidimos abrir nuevas vías conformes al derecho inherente a todo individuo. Romper con todos los tradicionalismos, exaltar los valores propios de la mujer, cultivar lo que, en el espíritu y el temperamento, la diferencia del otro sexo, extraer de ella esa individualidad tan particular destinada a ser el complemento necesario para la edificación del mundo futuro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Éramos un número reducido de compañeras.<br>Militantes en el campo anarquista, pretendíamos llevar sobre nuestros hombros esta gigantesca empresa, pero no teníamos la audacia de querer llevarla hasta el final. Este inicio nos parecía ya un paso de gigante en la vía de realizaciones que otros podrían tomar en sus manos, otros más fuertes o más competentes que nosotras. Comprendimos que para desarrollar nuestros planes, lo más urgente era tener un órgano de propaganda que sistematizara, en la medida de lo posible, la difusión de nuestras ideas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mayo de 1936, nació la revista <strong>Mujeres Libres</strong>. La elección de estas dos palabras no fue casual. Queríamos dar al término « mujeres » un contenido tantas veces negado. Al asociarlo con el adjetivo « libres », nos definíamos como absolutamente independientes de cualquier secta o grupo político, buscando reivindicar un concepto – mujer libre – que hasta entonces estaba cargado de interpretaciones equívocas que rebajaban la condición de la mujer al mismo tiempo que prostituían el concepto de libertad, como si ambos términos fueran incompatibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nuestras intenciones se vieron coronadas por el mejor éxito. La revista despertó interés en el mundo femenino y nuestras ideas fueron acogidas como la única esperanza de salvación para miles de mujeres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cómo nació Mujeres Libres. Sus características.</strong><br>Comenzamos a prever el segundo tramo de nuestro proyecto. Una compañera del grupo se encargó de una gira de conferencias que se desarrollaron en varios ateneos libertarios, y cuando anunciábamos la creación de grupos culturales que debían ser la base de la acción futura, estalló el levantamiento militar que sumió a España en una lucha sin cuartel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Se podría haber pensado que este evento arruinaría todos nuestros planes, cuando, al contrario —aunque por caminos distintos—, dio un impulso más fuerte a nuestra acción y más favorable a nuestra propaganda.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Era inaudito: la guerra lanzaba a las mujeres a la calle. Las condiciones únicas, sin precedentes, en las que se desarrolló el movimiento, arrancaban a los hombres del hogar, impidiéndoles retenerlas en juegos de sentimentalismo ya superados. El colapso de todos los resortes del Estado, de todos los subterfugios de la autoridad, dejaba a las mujeres entregadas a sus propias fuerzas y a la resolución de sus propias vidas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un individuo, en esos días, era como un corcho flotando sobre las olas de un mar social embravecido, expuesto a ser tragado en cualquier momento por la tormenta. Se formaban apresuradamente agregados humanos y colectividades. La salvaguarda del interés individual dependía de la salvaguarda del interés colectivo. Las mujeres no dudaron un instante en seguir este camino: lo que la conciencia no hacía, lo hacía la intuición. El problema social llegaba a ellas a través del problema individual, cara a cara, en plena calle, con los muros de contención del antiguo hogar finalmente rotos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Instantáneamente, dos virtudes innatas en la mujer, que ignoraba bajo su forma social, se desarrollaron: la solidaridad y la emulación. Pronto comenzamos a extraer de estas nuevas condiciones todos los beneficios que favorecían nuestro objetivo. De acuerdo con ellas, iniciamos un nuevo plan de acción. Este debía aportar al mismo tiempo ayuda al antifascismo y a la causa de la emancipación femenina, parte integral de la Revolución.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Así nació <strong>Mujeres Libres</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Su característica más interesante es la de las <strong>Secciones de Trabajo</strong>. En un mes, alcanzamos la cifra de tres mil afiliadas. Pero digamos en qué consisten estas secciones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Agrupamos a las mujeres según tres criterios: sus conocimientos, sus aptitudes o su vocación, siendo el primer criterio a menudo ausente. Forman secciones relacionadas con actividades sociales vinculadas a la guerra o más necesarias para el desarrollo normal de la vida en la retaguardia, tales como: Transportes, Salud, Metalurgia, Comercio y Oficinas, Vestimenta, Servicios Públicos y la Brigada Móvil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Los nombres de cada sección indican claramente la actividad que abrazan. Solo la Brigada Móvil está formada por compañeras que no pudieron expresar sus preferencias para una tarea y se agruparon bajo esa denominación, dispuestas a responder a las necesidades de cualquier actividad no prevista por nuestras secciones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Creamos estos grupos con la aprobación directa de la CNT, en quien encontramos, en la Federación Local de Madrid, un apoyo firme y eficaz. Estos grupos tienen un carácter preparatorio y se forman profesionalmente, a la espera de que llegue la hora —¡ojalá nunca llegue!— en que la guerra, llamando al frente los brazos masculinos, haga necesario su concurso en los lugares de trabajo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Para formar parte de nuestras secciones, hay que ser voluntaria y solidaria con la causa antifascista. No ocultaremos que, al principio, tuvimos que defendernos penosamente de las interpretaciones distorsionadas que algunos daban a nuestro trabajo. Unos sostenían que queríamos crear un organismo sindical femenino para establecer reivindicaciones extravagantes, otros confundían nuestro Grupo con una simple Agencia de Empleo encargada exclusivamente de resolver problemas económicos de las mujeres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nada nos hizo dudar, nada nos desvió de nuestros objetivos. A veces tropezábamos con la resistencia pasiva de sectores como los Tranvías y el Metro. Poco importaba, insistíamos. Nada disminuirá nuestra determinación.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Actualmente, nuestro Grupo tiene su personalidad bien definida y cuenta con un respetable núcleo de compañeras que, alrededor de nuestro trabajo, han forjado una conciencia revolucionaria y actúan con un alto grado de responsabilidad.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En pleno trabajo.</strong><br>Constituidas las Secciones, algunas comenzaron a recibir su instrucción profesional, otras pronto la recibirán. Entre las primeras destacan Transportes, y es una satisfacción constatar el interés y entusiasmo que el sindicato único de esta industria puso en apoyar nuestra idea. Dentro del sindicato, bajo la responsabilidad de los compañeros Esteban Ventura, José Garrido y Claudio Montilla, funciona una escuela teórica y práctica de automóviles. Cuarenta jóvenes reciben formación, y no sé qué admirar más: si la atención apasionada de las alumnas o el interés de los docentes. El Sindicato de Transportes mostró en esto una visión clara de la situación. La actividad revolucionaria de los sindicatos ofrece distintos aspectos, pero quizá se pueda citar entre los más eminentes esta actividad particular del sindicato de Transportes, cuya importancia algunos podrían negarle. En pocos días comenzarán también los cursos prácticos para las compañeras de la Sección Salud, apoyadas también por el sindicato de este sector.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Por gestiones directas del Grupo, un gran número de compañeras ya trabaja para la causa antifascista, unas en puestos remunerados, otras generosamente como voluntarias.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Es particularmente conmovedor constatar el abismo que las mujeres mismas han abierto entre su vida de ayer y la de hoy. Constatar con qué ardor se entregan a la causa común, qué deseos de superarse se encienden en ellas cada día. ¡Qué enérgicas protestas hemos oído ante decisiones de evacuación de mujeres!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Es normal, los organismos oficiales, acostumbrados a un funcionamiento mecánico, no pueden tener en cuenta las profundas transformaciones psicológicas que ocurren en los individuos. Aferrándose al viejo concepto de galantería proteccionista, deteniéndose en la tradicional debilidad femenina, pretenden alejar a la mujer de las zonas peligrosas cuando ella misma ha conquistado el honor de estar en primera línea. Y la mujer madrileña, que incluso ha sabido tomar su lugar en las trincheras, merece menos que ninguna otra esta humillación.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que se proporcionen todo tipo de facilidades a quienes quieren alejarse de Madrid, pero no se obligue a aquellas que, con los mismos derechos que los hombres, quieren dedicar su vida al aplastamiento del fascismo y a la edificación revolucionaria.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hemos excedido involuntariamente el objeto de este trabajo…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Daremos someramente algunas noticias de nuestro Grupo. A su cabeza hay un comité responsable de tres compañeras que se ocupan de la administración y de asuntos de consejo, cultura y propaganda. Bajo su control funcionan subcomités con competencias exclusivas en: trabajo, solidaridad a favor de Mujeres Libres y apoyo moral al frente. Sobre estos dos últimos subcomités, el primero habla por sí mismo:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nuestro grupo no tiene aporte financiero regular. No puede pedir contribución monetaria a las compañeras que ofrecen sus brazos generosamente, cuando a veces ni siquiera pueden cubrir su subsistencia. La comisión de Solidaridad se encarga de negociar con sindicatos, ateneos y otros, donaciones o subvenciones para permitir el desarrollo de nuestro Grupo. La Comisión de Apoyo Moral, recién creada, intenta obtener mediante los mismos medios artículos que alivien los sufrimientos de nuestros combatientes y que se propone recoger mediante las acciones adecuadas, y distribuir personalmente en los frentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Estas son las principales características de nuestro Grupo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Proyectos de mayor envergadura, como los grupos culturales y los <strong>liberatorios de la prostitución</strong>, de los que no hablaremos aquí para no alargar el artículo, quedaron relegados debido a la guerra. Esperamos que las circunstancias nos permitan desarrollarlos pronto.</p>



<p class="wp-block-paragraph">No queremos terminar sin subrayar una vez más la generosa ayuda que encontramos en todos los miembros de la CNT.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La « Femme » dans la guerre et dans la révolution : Mujeres Libres 1936</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 14:01:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lucía Sánchez Saornil Antécédents. Depuis notre plus jeune âge, nous souffrions en regardant les visages, prématurément vieillis des femmes de notre peuple. La rébellion naissante, mais profondément justifiée, nous poussait à rechercher la cause de ces rides profondes qui marquaient les fronts mais bien souvent les joues. Déjà, nous séparions les femmes en classes sociales, [&#8230;]</p>
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<h3 class="wp-block-heading" id="text-author">Lucía Sánchez Saornil</h3>



<h5 class="wp-block-heading" id="toc1">Antécédents.</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis notre plus jeune âge, nous souffrions en regardant les visages, prématurément vieillis des femmes de notre peuple. La rébellion naissante, mais profondément justifiée, nous poussait à rechercher la cause de ces rides profondes qui marquaient les fronts mais bien souvent les joues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Déjà, nous séparions les femmes en classes sociales, nonobstant, nous découvrions, sauf en de rares exceptions, une condition commune à toutes l’ignorance et l’esclavage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ignorance se couvrait dans les classes privilégiées d’un vernis de connaissances superflues. On y dissimulait l’esclavage sous un sourire de condescendance on une révérence galante. Parfois, cet esclavage-là nous paraissait plus triste, il n’attaquait pas directement la chair mais étouffait l’esprit dans de fausses louanges. C’est ainsi que nous nous prîmes à rêver d’émancipation féminine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons connu diverses organisations nées autour de ce rêve. Les unes ont prétendu établir une compétition stupide quant à l’attribution des capacités intellectuelles ou physiques entre les deux sexes. D’autres, s’accrochant au sens traditionnel de la féminité, prétendaient que l’émancipation féminine se trouvait dans le renforcement de ce sens traditionnel et centrait toute la vie et tout le droit de la femme autour de la maternité, élevant cette fonction animale jusqu’à des sommets de sublimation incompréhensibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucune ne nous satisfit. La plus en avance visait le droit politique, suivant à dessein le mauvais chemin qui mérite bien de s’appeler masculin, En suivant ces sentiers rebattus, on prétendait enfermer la femme dans les mêmes cases qui emprisonnaient les hommes depuis des siècles. En prônant leur émancipation, elles ne trouvaient pas d’autre chemin que celui de l’esclavage avec des conceptions identiques à celles qui avaient creusé, depuis des siècles, le sillon de l’esclavage masculin et donc, de l’esclavage de l’humanité tout entière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons décidé d’ouvrir de nouvelles voies conformes au droit immanent à tout individu. Rompre avec tous les traditionalismes, exalter les valeurs propres à la femme, cultiver ce qui, dans l’esprit et le tempérament, la différencie de l’autre sexe, extraire d’elle cette individualité très particulière destinée à être le complément nécessaire pour l’édification du monde futur.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="toc2">Nous étions un nombre réduit de compagnes.</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Militantes dans le camp anarchiste, nous prétendions porter sur nos épaules cette gigantesque entreprise mais nous n’avions pas l’audace de vouloir la mener à bout. Ce début nous paraissait déjà un pas de géant sur la voie de réalisations que d’autres pourraient prendre en charge, d’autres plus fortes ou plus compétentes que nous.Nous comprîmes que pour développer nos plans, le plus urgent était d’avoir un organe de propagande qui systématiserait, autant que possible, la divulgation de nos idées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au mois de mai 1936, naquit la revue Mujeres Libres. Le choix de ces deux mots n’était pas un pur hasard. Nous voulions donner au mot&nbsp;» mujeres&nbsp;» (femmes) un contenu maintes fois nié. En l’associant à l’adjectif&nbsp;» libres&nbsp;» nous nous définissions comme absolument indépendantes de toute secte ou groupe politique, cherchant la revendication d’un concept – mujer libre (femme libre) – qui jusqu’à présent était connoté d’interprétations équivoques qui rabaissaient la condition de la femme en même temps qu’elles prostituaient le concept de liberté, comme si les deux termes étaient incompatibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nos intentions se virent couronner du meilleur succès. La revue réveilla un intérêt dans le monde féminin et nos idées furent accueillies comme l’unique espoir de salut pour des milliers de femmes.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="toc3">Comment naquit Mujeres Libres. Ses caractéristiques.</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Nous commençâmes à prévoir le deuxième volet de notre projet. Une compagne du groupe se chargea d’une tournée de conférences qui se déroulèrent dans plusieurs athénées libertaires, et alors que nous annoncions la création de groupes culturels qui devaient être le fondement de l’action future, le soulèvement militaire qui plongea l’Espagne dans une lutte sans quartier, fit irruption.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On aurait pu croire que cet événement allait ruiner tous nos plans quand, au contraire -mais par des chemins différents- il donnait une impulsion plus forte à notre action et plus favorable à notre propagande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’était inouï, la guerre lançait les femmes dans la rue. Les conditions uniques, sans précédent, dans lesquelles le mouvement eut lieu, arrachaient les hommes du foyer, salis laisser le temps de les retenir au jeu d’un sentimentalisme désormais dépassé. L’effondrement de tous les ressorts de l’État, de tous les subterfuges de l’autorité, laissait les femmes livrées à leurs propres forces et contraintes à résoudre elles-mêmes le problème gigantesque de leur propre existence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un individu, ces jours-là, était comme un bouchon flottant sur les vagues de la mer sociale déchaînée, exposé à tout moment à être avalé par la tourmente. Il se formait précipitamment des agrégats humains et des collectivités. La sauvegarde de l’intérêt individuel dépendait de la sauvegarde l’intérêt collectif. Les femmes n’hésitèrent pas un instant à suivre ce chemin&nbsp;: ce que ne faisait pas la conscience, l’intuition le faisait. Le problème social arrivait à elles par le biais du problème individuel, face à face, en pleine rue, les murs de contention de l’antique foyer enfin rompus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Instantanément, deux vertus immanentes à la femme, qu’elle ignorait sous sa forme sociale, se développèrent&nbsp;: la solidarité et l’émulation. Bientôt nous commençâmes à extraire de ces nouvelles conditions toits les avantages qui favorisaient notre objectif. En accord avec elles, nous entamâmes un nouveau plan d’action. Il devait en même temps apporter de l’aide à l’antifascisme et à la cause de l’émancipation féminine, partie intégrante de la Révolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi que naquit Mujeres Libres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa caractéristique la plus intéressante est celle des Sections de Travail. En un mois, nous atteignîmes le chiffre de trois mille affiliées. Mais disons en quoi consistent ces sections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons regroupé les femmes selon trois critères&nbsp;: leurs connaissances, leurs aptitudes ou leur vocation, le premier critère étant souvent absent. Elles forment des sections en relation avec les activités sociales liées à la guerre ou plus nécessaires pour le déroulement normal de la vie à l’arrière, comme&nbsp;: les Transports, la Santé, la Métallurgie, le Commerce et les Bureaux, l’Habillement, les Services Publics et la Brigade mobile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les noms de chaque section disent clairement l’activité qu’elles embrassent. Seule la Brigade mobile est formée des compagnes qui n’ont pas su expliciter leurs préférences pour une tâche et qui se sont regroupées sous cette dénomination, disposées à répondre aux besoins de n’importe quelle activité non prévue par nos sections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons créé ces groupes avec l’approbation directe de la CNT, en qui nous avons trouvé, à la Fédération Locale de Madrid, un appui ferme et efficace. Ces groupes ont un caractère prévisionnel et se préparent en se formant professionnellement, en attendant qu’arrive l’heure -puisse-t-elle ne jamais arriver !- où la guerre, appelant au front les bras masculins, rendra leur concours nécessaire sur les lieux de travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour faire partie de nos sections il faut être bénévole et solidaire de la cause antifasciste. Nous ne cacherons pas, qu’au début, nous avons dû nous défendre péniblement des interprétations tordues que les uns ou les autres donnaient de notre labeur. D’aucuns soutenaient que nous voulions créer un organisme syndical féminin pour établir des revendications échevelées, d’autres confondaient notre Groupe avec une simple Agence pour l’Emploi chargée de résoudre exclusivement les problèmes économiques des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien ne nous a fait hésiter, rien ne nous a fait dévier de nos objectifs. Parfois, nous butions contre la résistance passive de secteurs, comme les Trams et le Métro. Peu importe, nous insistions. Rien ne fera diminuer notre détermination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Actuellement, notre Groupe a sa personnalité bien définie et elle compte sur un respectable noyau de compagnes qui, autour le notre travail, se sont forgé une conscience révolutionnaire et agissent avec un haut degré de responsabilité.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="toc4">En plein travail.</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Les Sections étant constituées, quelques-unes unes ont commencé à recevoir leur instruction professionnelle, d’autres, bientôt la recevront. Entre les premières, se distinguent les Transports, et c’est une satisfaction de constater l’intérêt et l’enthousiasme que le syndicat unique de cette industrie a mis à soutenir notre idée. Dans le syndicat lui-même, sous la responsabilité des compagnons Esteban Ventura, José Garrido et Claudio Montilla, fonctionne une école théorique et pratique d’automobiles. Quarante jeunes femmes y reçoivent la formation et je ne sais qu’admirer le plus, si c’est l’attention passionnée des élèves ou l’intérêt qu’y portent les enseignants. Le Syndicat des Transports a montré en cela une vision claire de la situation. L’activité révolutionnaire des syndicats offre différents aspects, mais il se peut que l’on puisse citer entre les plus éminentes, cette activité particulière du syndicat des Transports, dont certains refuseront peut-être de reconnaître l’importance. Dans quelques jours commenceront aussi les cours pratiques pour les compagnes de la Section Santé aidées également par le syndicat de ce secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par des démarches directes du Groupe, un grand nombre de compagnes travaille déjà pour la cause antifasciste, les unes sur des postes rétribués, d’autres généreusement comme bénévoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est particulièrement émouvant de constater l’abîme que les femmes elles-mêmes ont ouvert entre leur vie d’hier et celle d’aujourd’hui. De constater avec quelle ardeur elles se donnent à la cause commune, quels désirs de se surpasser s’allument en elles chaque jour. Quelles énergiques protestations avons-nous entendu s’élever devant les décisions d’évacuation des femmes&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est normal, les organismes officiels, habitués à un déroulement mécanique ne peuvent pas tenir compte des profondes transformations psychologiques qui s’opèrent au sein des individus. S’en tenant au vieux concept de la galanterie protectionniste, s’arrêtant à la traditionnelle faiblesse féminine, ils prétendent éloigner la femme des zones dangereuses alors qu’elle a elle-même conquis l’honneur d’être en première ligne. Et la femme madrilène, qui a même su prendre sa place dans les tranchées, mérite moins que toute autre cette humiliation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que l’on procure toute sorte de facilités à celles qui veulent s’éloigner de Madrid, niais que l’on n’oblige pas celles qui, avec les mêmes droits que les hommes, veulent dédier leur vie à l’écrasement du fascisme et à l’édification révolutionnaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons dépassé involontairement l’objet de ce travail…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous donnerons sommairement quelques nouvelles de notre Groupe. À sa tête est un comité responsable de trois compagnes se charge de l’administration et des questions de conseil, culture et propagande. Sous son contrôle, fonctionnent des sous-comités dont les compétences exclusives sont les suivantes&nbsp;: le travail, la solidarité en faveur de Mujeres Libres, et le soutien moral au front. Des précisions pour ces deux derniers sous-comités, le premier étant éloquent&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre groupe n’a aucun apport financier régulier. Il ne peut demander de contribution monétaire aux compagnes qui offrent leurs bras généreusement, alors que parfois elles n’ont même pas de quoi assurer leur subsistance. La commission Solidarité se charge de négocier auprès des syndicats, athénées, et autres, des dons ou subventions pour permettre le développement de notre Groupe. La Commission de Soutien Moral, nouvellement créée, tente d’acquérir par les mêmes moyens les articles qui adoucissent les peines de nos combattants et qu’elle se propose de collecter, par les actions adéquates, et de distribuer elle-même sur les fronts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voici les principales caractéristiques de notre Groupe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les projets de plus ample envergure comme les groupes culturels et les liberatorios de la prostitution, dont nous ne vous parlerons pas ici pour ne pas rallonger l’article, sont restés relégués, à cause de la guerre, sur un second plan. Nous espérons que les circonstances nous permettront de les développer bientôt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous ne voulons pas finir sans souligner ici, une fois de plus, l’aide généreuse que nous avons rencontrée dans tous les éléments de la CNT.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CNT numéro 531, Madrid, 30 janvier 1937.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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